Économies réalisées avec les combinaisons génériques : comparer les génériques individuels aux produits combinés

Économies réalisées avec les combinaisons génériques : comparer les génériques individuels aux produits combinés
vicky herrera janv., 24 2026

Vous avez peut-être remarqué que votre ordonnance pour un médicament générique coûte parfois plus cher qu’un autre générique pour la même maladie. Cela semble paradoxal, non ? Pourquoi un médicament générique, censé être moins cher, pourrait-il coûter 15 fois plus qu’une autre version équivalente ? La réponse réside dans une réalité méconnue : tous les génériques ne sont pas créés égaux. Et la meilleure façon de faire des économies, ce n’est pas toujours de choisir le générique le plus connu - c’est de choisir le générique le moins cher qui fonctionne aussi bien.

Les génériques ne sont pas tous équivalents en prix

On pense souvent que les médicaments génériques sont automatiquement bon marché. C’est vrai - mais seulement si vous comparez les bons produits. Une étude de 2022 publiée dans JAMA Network Open a analysé les 1 000 génériques les plus prescrits au Colorado. Elle a découvert 45 médicaments génériques qui coûtaient extrêmement cher… alors qu’il existait des alternatives cliniquement équivalentes à un prix bien plus bas.

La différence était stupéfiante : ces génériques coûtaient en moyenne 15,6 fois plus cher que leurs alternatives. En chiffres réels, cela représentait une dépense totale de 7,5 millions de dollars - réductible à seulement 873 711 dollars si les patients avaient pris les alternatives moins chères. C’est une économie de 88,3 %. Et ce n’est pas un cas isolé. Dans 62 % des cas, la solution était simple : changer de forme (comme passer d’un comprimé à une solution) ou de dose. Par exemple, passer d’un comprimé de 20 mg à un de 10 mg, ou d’un flacon à une forme inhalée, pouvait réduire le prix de 95 %.

Combinaisons génériques : l’arme secrète des économies

Prenez un médicament comme Advair Diskus, utilisé pour l’asthme et la BPCO. Avant l’arrivée du générique Wixela Inhub, un inhalateur coûtait environ 334 $ aux États-Unis. Quand Wixela est arrivé, le prix est tombé à 115 $. C’est une baisse de 65,6 % - et ce n’était qu’un seul produit. En un an, les dépenses totales pour ce type de traitement sont passées de 337 millions de dollars par mois à 233 millions. Une économie de plus de 100 millions de dollars par mois, juste sur ce médicament.

Les combinaisons génériques, comme celles qui associent un corticoïde inhalé et un bêta-2 agoniste à action prolongée (ICS/LABA), sont particulièrement rentables. Elles remplacent plusieurs médicaments séparés par un seul. Et quand ce produit combiné devient générique, les économies s’accumulent : moins de prescriptions, moins de coûts d’emballage, moins de visites médicales pour ajuster les traitements. C’est une double économie : sur le médicament lui-même, et sur la logistique de soins.

Comment les génériques deviennent si bon marché ?

Le secret des économies, c’est la concurrence. Plus il y a de fabricants de génériques pour un même médicament, plus les prix baissent. L’Agence américaine des médicaments (FDA) a montré que dès qu’il y a trois fabricants, les prix chutent de 20 % en trois ans. Avec cinq ou six fabricants, la chute peut atteindre 80 %.

Regardez l’exemple de Crestor : avant l’arrivée des génériques, un comprimé coûtait 5,78 $. Aujourd’hui, il coûte 0,08 $. Soit une réduction de 99 %. Prilosec a suivi le même chemin : de 3,31 $ à 0,05 $. Ces chiffres ne sont pas des exceptions - ce sont des règles du marché. Les génériques sont, en moyenne, 79 % moins chers que les médicaments de marque. Et les économies sont encore plus grandes pour les patients sans assurance : ils paient jusqu’à 28,9 % de leurs ordonnances avec des économies de plus de 10 $ par prescription.

Un pharmacien remplace deux appareils par un seul inhalateur générique, avec des billets qui se transforment en confettis.

Les pièges des génériques « coûteux »

Malgré ces chiffres, certains génériques restent chers - et ce n’est pas toujours pour des raisons médicales. Parfois, c’est parce qu’un seul fabricant détient le marché. Parfois, c’est à cause de brevets de façade, ou de contrats entre fabricants pour éviter la concurrence. Parfois, c’est parce que les gestionnaires de prestations pharmaceutiques (PBMs) ne révisent pas régulièrement leur liste de médicaments couverts.

Les études recommandent une simple action : les assureurs et les programmes de santé devraient faire une revue trimestrielle de leurs génériques les plus coûteux. Si un générique coûte 10 fois plus qu’un autre avec le même effet, pourquoi ne pas le remplacer ? Cela ne demande pas de changer les traitements des patients - seulement d’opter pour une version plus économique du même médicament.

Comment faire des économies en pratique ?

Vous êtes patient ? Voici ce que vous pouvez faire :

  1. Regardez votre facture de médicaments. Si un générique coûte plus de 50 $, posez la question : « Y a-t-il une autre version moins chère ? »
  2. Demandez à votre pharmacien de consulter le Orange Book de la FDA. C’est la liste officielle des génériques équivalents. S’il y a un code « A », c’est substituable.
  3. Si vous prenez deux médicaments séparés (ex : un anti-inflammatoire + un protecteur gastrique), demandez s’il existe une combinaison générique. Souvent, c’est plus simple et moins cher.
  4. Si vous n’avez pas d’assurance, utilisez des services comme Mark Cuban Cost Plus Drug Company. Ils offrent des prix fixes, souvent 5 à 10 $ de moins que les pharmacies traditionnelles.

Les économies ne viennent pas toujours du générique le plus connu. Elles viennent du générique le moins cher - qui fait exactement la même chose.

Un paysage de comprimés génériques coule en cascade vers une rivière de pièces, sous le soleil du livre Orange de la FDA.

Les défis qui restent

Malgré les économies massives, le marché des génériques est en danger. Les ruptures de stock ont augmenté de 55 % entre 2012 et 2022. Certains fabricants ferment, d’autres se regroupent. Les 10 plus gros fabricants contrôlent maintenant 40 % du marché américain. Moins de concurrence, c’est moins de pression sur les prix.

Et pourtant, la solution existe : encourager plus de fabricants à entrer sur le marché. Favoriser les génériques à prix fixe. Obliger les PBMs à réviser leurs listes. Et surtout, éduquer les patients et les médecins : un générique n’est pas juste « une version moins chère ». C’est une alternative cliniquement identique - et souvent, la meilleure option économique.

Les chiffres qui parlent

Les économies ne sont pas théoriques. Elles sont mesurées :

  • 89,5 milliards de dollars économisés en 2023 grâce aux 10 génériques les plus prescrits
  • 3,7 billions de dollars économisés au cours de la dernière décennie
  • 90 % des ordonnances aux États-Unis sont des génériques - mais ils ne représentent que 23 % des dépenses totales en médicaments
  • Un patient sans assurance peut économiser en moyenne 6,08 $ par ordonnance grâce à un générique
  • Le traitement d’une maladie chronique comme l’asthme peut coûter 941 millions de dollars de moins par an grâce à un seul générique combiné

Ces chiffres ne sont pas des statistiques lointaines. Ce sont des économies réelles sur votre facture, sur votre carte d’assurance, sur votre budget mensuel.

Et maintenant ?

La prochaine fois que vous recevez une ordonnance pour un générique cher, ne l’acceptez pas comme une évidence. Posez la question : « Est-ce vraiment le plus abordable ? » Votre pharmacien a la réponse. Votre médecin aussi. Et si vous êtes bien informé, vous pouvez faire la différence - sans sacrifier votre santé. Parce que dans le monde des génériques, la meilleure option n’est pas toujours la plus connue. Elle est simplement la moins chère… et tout aussi efficace.

Pourquoi un générique coûte-t-il plus cher qu’un autre pour la même maladie ?

Parce que tous les génériques ne sont pas fabriqués par les mêmes entreprises, ni vendus aux mêmes prix. Certains génériques sont vendus par des fabricants qui n’ont pas encore de concurrence directe, ce qui leur permet de maintenir des prix élevés. D’autres sont des versions plus anciennes, avec des formes ou des doses moins courantes, ce qui augmente leur coût. La solution ? Comparer les prix et demander une alternative équivalente, souvent beaucoup moins chère.

Les combinaisons génériques sont-elles aussi efficaces que les médicaments séparés ?

Oui, absolument. Les combinaisons génériques contiennent les mêmes ingrédients actifs que les médicaments séparés, dans les mêmes doses. La FDA les approuve seulement si elles sont bioéquivalentes, c’est-à-dire qu’elles agissent exactement de la même manière dans le corps. La seule différence, c’est la forme : un seul inhalateur au lieu de deux, ou un seul comprimé au lieu de deux. Cela rend le traitement plus simple, et souvent moins cher.

Comment savoir si un générique est substituable ?

Consultez le Orange Book de la FDA, une base de données publique qui classe les génériques selon leur équivalence thérapeutique. Les médicaments avec un code « A » sont considérés comme substituables. Votre pharmacien peut y accéder facilement. Si votre générique a un code « B », il n’est pas considéré comme équivalent - et vous devriez demander une alternative.

Les économies avec les génériques sont-elles réelles pour les personnes sans assurance ?

Oui, et même plus importantes. Les patients sans assurance paient souvent le prix plein. Quand un générique coûte 80 % moins cher, l’économie est directe. Une étude a montré que 28,9 % des prescriptions pour les sans-assurance ont généré des économies de plus de 10 $ par ordonnance. Pour des traitements chroniques, cela représente des centaines de dollars par an.

Les génériques sont-ils en pénurie ? Est-ce que cela va affecter les économies ?

Oui, les ruptures de stock ont doublé depuis 2012. La production de certains génériques est concentrée dans quelques pays, et les chaînes d’approvisionnement sont fragiles. Cela peut temporairement faire monter les prix. Mais les économies à long terme ne disparaissent pas : chaque nouveau fabricant qui entre sur le marché ramène les prix à la baisse. La clé est de soutenir la concurrence et de diversifier les sources d’approvisionnement.

1 Comment

  • Image placeholder

    Brigitte Alamani

    janvier 25, 2026 AT 12:12

    J’ai testé ça avec mon traitement pour l’asthme… J’ai changé de générique et j’ai passé de 87€ à 12€ par mois 😱 J’ai même demandé à ma pharmacienne de me montrer l’Orange Book, et là, j’ai vu que j’étais en train de payer un luxe pour un truc identique. Merci pour cet article, j’ai l’impression d’avoir enfin compris comment ne pas me faire avoir 🙌💊

Écrire un commentaire